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Clause résolutoire dans compromis de vente viager
Clause résolutoire dans compromis de vente viager
Agée de 75 ans, je suis Belge résidente en France. Je suis célibataire sans enfant ni héritier. Je me résouds à vendre en viager un immeuble en Belgique que m'ont laissé mes parents. Le compromis de vente a été rédigé par un notaire belge. Dans vos conseils vous indiquez d'inclure dans la clause résolutoire en dérogation de l'article 1978 du code civil,de prévoir généralement que lui restent acquis à titre de dommages-intérêts"........"les termes de la rente déjà versés ainsi que le bouquet....." Hors le notaire n'est pas de cet avis, avec comme motif que cette clause pourrait mécontenter le Président du Tribunal à mon égard, en la taxant de clause LEONINE avec risque de supprimer la clause résolutoire purement et simplement.
Je vous serais reconnaissante de bien vouloir m'indiquer votre avis et votre argumentation à ce sujet.
Je vous prie de bien vouloir m'indiquer vos frais et comment vous régler.
Avec mes remerciements anticipés, je vous prie d'agréer, mes salutations distinguées Madame B., de France
La jurisprudence en cette matière n’est pas abondante mais la Cour d’Appel de Liège a rendu un arrêt le 7 décembre 2006 par lequel elle a considéré que le pacte commissoire exprès selon lequel les parties ont convenu qu’à défaut de paiement d’un seul terme d’arrérages à son échéance, les crédirentiers pourront demander la résolution de la vente et le principe d’exécution de bonne foi est respecté.
Il est donc admis que la clause résolutoire est licite.
S’il est vrai que l’article 1231 du code civil permet au juge de réduire la peine qui consiste dans le paiement d’une somme déterminée (ici les arrérages) lorsque celle-ci dépasse manifestement le montant que les paries pouvaient fixer pour réparer le dommage résultant de l’inexécution de la convention, il s’agira là d’une discussion à mener devant le tribunal, en présence des éléments de fait concrets.
Nous maintenons donc tout notre intérêt pour une telle clause. Je ne vois d’ailleurs aucun motif pour écarter ce « moyen de pression » pour le seul motif qu’il existe une chance qu’en cas de procédure judiciaire, ladite clause soit critiquée par un tribunal (pour autant que la jurisprudence ne modifie pas d’ici là).
Demandez-donc à votre notaire ce qu’il vous propose comme alternative pour faire comprendre le sérieux du moindre retard dans le paiement des rentes et consultez le cas échéant un avocat avant la signature du compromis. Car une fois ce texte signé, aucune modification ne pourra être opérée sans accord des deux parties… Courrier des lecteurs
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